| FÊTE DE SAINT NICOLAS |
| CHANSON DE LA FÊTE DE SAINT-NICOLAS |
| HISTOIRE DU CHÂTEAU DE LA
GRANGETTE D.M.C. HISTOIRE, COUTUMES, TRADITIONS |
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Cette date fut changée en 1882 et pour cause : le progrès scientifique, les moteurs à gaz ayant remplacé les moteurs à crottin (chevaux). Avant la révolution de 1789, les paroissiens de Châteauneuf-du-Rhône avaient choisi pour chef Saint-Nicolas, évêque de Mire au IXe siècle, patron des bateliers et des petits-enfants dont la fête était fixée au 6 décembre. A cette époque de halage, le pays était habité par un nombre important de mariniers employés sur les barques qui remontaient d'Arles à Lyon, le sel et autres denrées. Notre localité côtoyant le Rhône, avait accès sur celui-ci à Port Vieux (cité Adine) avec son restaurant qui fut transformé en une villa importante par le Vicomte Edmond de la Mure, vers le milieu du XVIIIe siècle. A ce moment-là, à défaut de pont, on traversait le Rhône avec un bac à traille. Dans le village, c'était Louis, Joseph Chazalon, entrepreneur, qui fournissait pour le halage une dizaine de chevaux. Il habitait rue de la Porte de Donzère, quartier appelé la "Croix Rousse". Les chevaux étaient logés dans une grande remise, rue de la Combe, jouxtant la rue Paillarès. Une deuxième équipe de chevaux était fournie par M. Arsac, propriétaire résidant à la ferme de la Barcasse, quartier de Chambaud, près de la ferme dite de "Turenne" du XIVe siècle, habitée par Guillaume de Turenne, chef de bande redoutable qui écuma la région de Montélimar (ne pas confondre avec le Marquis de Turenne, Maréchal de France au XVI le siècle). A l'époque du halage, la partie ouest de notre Commune longeant le Rhône, comprenait cinq îles : l'île de Morterol avec Port-Vieux, la Grande île (2 fermes), l'île des granges (entre la Riaille et la Girane) l'île des Lapins et l'île de Chambaud. Cette dernière, avant la Révolution de 1789 faisait partie du Vivarais. Ceci montre l'importance des mariniers dans notre Commune jusqu'en 1882. Les chevaux remplacés par les moteurs sur les bateaux, la fête fut fixée par la municipalité au quatrième dimanche de Septembre. Mais jusqu'en 1882, la fête de Saint-Nicolas attirait des centaines de personnes. Le matin, c'était la fête religieuse, maintenue jusqu'en 1900, suivie de la procession dans l'enceinte du village avec le clergé, les congrégations religieuses avec leurs bannières, les enfants de Marie, la confrérie du Rosaire, les Pénitents et les mariniers avec leurs étendards. Récitation du chapelet dont les dizaines étaient ponctuées par des cantiques à la gloire de Saint-Nicolas. L'après-midi, vers 14 Heures, c'était la grande fête folklorique (La Voto ou Lou Reinage). C'était le défilé, la promenade d'une grande barque tirée par 5 ou 6 couples de chevaux depuis la Porte de Donzère en suivant la Grande rue jusqu'à la Porte de Montélimar. Durant la semaine précédant la fête, les mariniers sous les ordres de leur chef (le dernier connu fut M. Passemard dit Plumasse) préparaient dans une remise, la toilette et l'équipement de la barque. A l'extérieur et sous la barque, on procédait à la mise en place des soliveaux en bois pour préserver la barque des heurts violents sur les pavés qui recouvraient la rue. A l'intérieur de la barque, on installait une cuisine avec une cheminée monumentale munie d'une crémaillère qui supportait une dinde plumée, noyée dans une fumée abondante, résultant d'une lente combustion des fagots de bois. Dans la barque se trouvait le patron et son second nommé le Prouvier, une demie- douzaine de mariniers et le porte-bannière avec l'étendard des "enfants du Rhône de Châteauneuf" Tous ces gens parés de tricot marin et coiffés d'une casquette décorée d'une ancre en métal étaient munis de quelques outils et de nombreux cordages (les mailles) pour l'arrimage de la barque, sans oublier quelques bouteilles de vin Rosé. La barque était escortée de chaque côté par 4 mariniers en tenue, munis d'une grande lance en fer, chargés de supprimer les obstacles, notamment les escaliers devant les portes et de redresser les écarts des chevaux effrayés par le bruit des tambours et de la foule. Dans tout ce brouhaha, le cortège arrivait sur la place du Marché, vaste place couverte devant la Mairie (face à l'église) au balcon de laquelle se trouvait Monsieur le Maire et Monsieur le Curé qui recevaient l'hommage du patron de la barque et de son prouvier. Monsieur le Maire donnait une pièce de 10 F en Or et Monsieur le Curé de 5 F en Argent. Les mariniers et la foule entonnaient la chanson de Saint-Nicolas, puis le cortège continuait sa marche jusqu'à la place de la Grangette, bordée d'une seule maison, celle de M. Granier Léon avec son puits, sans arbre. Les mariniers débarrassaient la barque, dételaient les chevaux et la fête continuait. Dans la remise de la Grangette, c'était l'heure du banquet où participaient les autorités, les mariniers et les conscrits. Après le repas, 4 mariniers étaient chargés d'accompagner chez eux, ceux qui avaient appuyé un peu trop sur le goulot du Clairet, en chantant.
"BRALIN BLAHAN NOSTE SONNAILLES, NOSTI GRELOTS A cause du froid, le banquet et le bal
avaient lieu dans la remise
de la Grangette, le dernier orchestre connu était composé de : |
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Ou' vas-tu donc de ce pas Nicolas ? J'ai bien été trompé mon Ami Tu n'as pas bien conta Nicolas Tu as fort bien raison compagnon Pardonne moi, femme, pardonne moi Le grand Saint-Nicolas, mes amis |
La Nouvelle Mairie
Ce bâtiment fut construit entre 1876 et 1893, par Pierre Louis Gabriel Rivière de La Mure, sur un terrain, au lieu dit la Grangette, hérité de son père, Pierre François Frédéric Rivière de La Mure.
Pierre Louis Gabriel, n'ayant pas d'habitation à Châteauneuf, décida de se faire construire un château, dénommé depuis château de la Grangette, avec parc, communs et fontaines, pour la somme de 118000 francs. Plus tard une glacière fut construite dans le parc du château, par madame Abeille de Rivoire, sa belle-soeur, pour un coût de 932 francs.
N'ayant pas eu d'enfants de son mariage avec Constance Blanche de Pollin de Mauni, le capitaine de vaisseau Pierre Rivière de La Mure, légua, par testament olographe en date du 20 juin 1894, ce château à ses neveux Roger et Guy Rivière de La Mure, qui en héritèrent le 13 septembre 1895.
Le 11 juin 1920, les Rivière de La Mure décident de se séparer de ce bien, et le vendent à la Société Anonyme des Chaux et Ciments Lafarge.
Monsieur Amédée Barsu et son épouse Alice Salier rachètent ce domaine, le 11 mai 1939, à la Société Lafarge.
C'est le 12 mai 1950, que la Compagnie Nationale du Rhône se porte acquéreur de cette propriété, pour loger les cadres chargés de diriger les travaux de construction du canal et de l'usine Henri Poincarré.
Les locaux de la Mairie étant devenus trop exigus, Monsieur Jean Louis Jullian, maire de Châteauneuf, et son conseil municipal, décident en 1990 de racheter la Grangette, pour y installer, après rénovation, la nouvelle Mairie.